Archive pour la catégorie ‘Histoire’

Le temps du FOYEHUIS avant le départ pour ISLANDE

Jeudi 28 janvier 2010

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« Dunkerque fut le plus important port de pêche à la morue à Islande » ; le métier de gens de mer façonna et rythma la vie quotidienne des habitants de cette région.
Janvier : préparatifs des bateaux, février- mars : ravitaillement et recrutement.

Lorsque l’équipage est définitivement constitué, l’avitaillement des bateaux fait, les hommes, les femmes et les familles se rassemblent pour fêter la prochaine campagne. Ils commencent par assister à une messe. Puis, c’est le FOYEHUYS, ainsi décrit en 1863 : « Tous les marins de chaque bateau, auxquels s’adjoignent leurs femmes, entendent la messe. Le midi, ils se réunissent dans quelques auberges pour y prendre un repas commun, et le soir, ils se livrent à des danses au son du violon. L’armateur fait les frais de la journée pour une somme fixe, et l’équipage qui ne sait pas toujours se borner dans ses amusements, en supporte le reste. »

Pendant les mois de janvier, février et mars « Au joyeux retour des pêcheurs » vous propose :

LE MENU DU FOYEHUIS
(12,50€ par personne)

Entrée
Soupe à l’oignon
Plat
Pot’je Vlesche
Dessert
Pudding de l’Estaminet

Vous êtes invités à vous asseoir à bord des tables de l’estaminet :

- Le Roi David, galiote armée de deux canons , commandé par Jean Bart, 1674
- La Belle Poule, goélette à huniers, 1932, bateau école de la Marine nationale
- La Sémillante, goélette, 1850.
- La Madelon du marin
- La Providence, chasseur, 1775
- La Railleuse, frégate de 150 tonneaux, commandée par Jean Bart, 1688
- L’Intrépide, goélette, 1860
- Le Trois sœurs, goélette, 1850
- La Persévérance, goélette, 1900
- La Résolue, frégate, 1796

« Le FOYEHUIS » resserrait les liens entre les individus, permettait de retrouver le sens de la communauté, nouait des solidarités entre les navigants, entre leurs familles, dont les marins conserveraient l’image pendant les mois de campagnes ». Il serait à l’origine de la bande des pêcheurs.

Dunkerque - Les Islandais et Panorama de la ville- Dunkerque – Les Islandais et Panorama de la ville -

Dunkerque - Bassin du Commerce - Bateaux pêcheurs- Dunkerque – Bassin du Commerce – Bateaux pêcheurs -

Dunkerque - Préparatifs de départ pour la Pêche en Islande- Dunkerque – Préparatifs de départ pour la Pêche en Islande -

Bibliographie : « La mer et les hommes » Alain Cabantous – « Jean Bart » de Jacques Duquesne – « Grande pêche : goélettes flamandes à Islande » Jean Pierre Mélis – « Carnaval dunkerquois » Jean Denise – « Historique de la Pêche Dunkerquoise à la Morue » Henri du Rin.

Les strintjes de la Nouvelle année

Vendredi 1 janvier 2010

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L’Estaminet « Au joyeux retour des pêcheurs » vous souhaite une très bonne année 2010

Voici le temps de faire vos STRINTJES du Nouvel An, petites étrennes en Flamand:
Ces petites gaufres sèches sont traditionnellement présentées aux invités durant le mois de janvier avec la tasse de café ou un verre de vin.

Voici une recette parmi d’autres:
- 500g de farine
- 250 g de cassonade
- 250 g de beurre
- 2 oeufs
- 1 cuillère à café de cannelle
- 1 petit verre à liqueur de rhum

Mettre la farine dans un grand saladier et faire une fontaine.
Mettre une casserole sur le feu ; y faire fondre le beurre et la cassonade.
Dans la fontaine verser le mélange fondu, la pincée de sel,la cannelle , le rhum et les œufs ; former une grosse boule de pâte qui doit reposer quelques heures au frais ou mieux une nuit avant de former les petites boules.
Préparer des boules et faites cuire dans un gaufrier.

Bon appétit

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L’estaminet a pris en compte vos différentes remarques
pour améliorer la qualité du menu, des boissons et de l’accueil.
Venez goûter, partager, jouer et croquer une strintje
En ce début d’année 2010

Joyeuses Fêtes

Dimanche 20 décembre 2009

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Jean BART à l’Estaminet

Dimanche 4 octobre 2009

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Les gens du Nord, comme leurs cousins belges, ont le génie de la fête, parce qu’ils ont le génie du groupe, du cortège, de la rue, quelque soit son origine. L’estaminet en est le prolongement , lieu de convivialité où l’on vient depuis toujours en famille : c’est un autre «chez soi».

Regardons ce tableau de Jean BART devant un estaminet de la région dunkerquoise

«En leur jurant de les mener à l’Honneur, il entraîna ces pêcheurs de Dunkerque; ils s’engagèrent sous ses ordres à bord de la Galiote Le Roi David (Guerre de Hollande 1674).

Les pêcheurs et leurs familles, le jeu de quilles, les pintes de bière, les pipes sur le tonneau , les coquilles de moules vides que le chien lèche: moment d’histoire où les pêcheurs pouvaient se reconvertir en corsaires selon les nécessités de guerre et les corsaires en pêcheur en tant de paix. Ce tableau de Virginie Demont-Breton a été brûlé en 1940 dans l’incendie du musée.

L’estaminet «Au joyeux retour des pêcheurs» vous attend en novembre.

Musiciens, chanteurs, magiciens, poètes, danseurs, conteurs, amoureux de la Flandre sont invités à se produire; les peintres à exposer.

Les fêtes traditionnelles du Nord vont rythmer les soirées de l’estaminet; septembre et le retour des goélettes, la Saint Martin et la Sainte Catherine, les autres nombreux saints, sans oublier la Saint Arnoult, le Foyehuys avant le départ en Islande, les trois joyeuses, le Printemps des poètes, le solstice d’été, et dès mi-août la traversée de retour d’Islande …

Les jeux d’hier et d’aujourd’hui de notre région ont trouvé leur place également dans ce lieu plein de vie.

A bientôt en novembre !

Caractéristiques des constructions en Flandre – 2ème partie

Mardi 8 septembre 2009

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Le toit est recouvert de pannes flamandes : cet  élégant matériau en forme de « S » élancé n’est pas très étanche et son utilisation requiert une forte pente de toiture permettant l’écoulement rapide des eaux de pluie.

Le débord de toiture rendu possible par un coyau, soutenu par des corbeaux, abrite le trottoir qui court le long de la façade. Les gouttes de pluie sont projetées plus loin : en effet, autrefois, il n’y avait pas de gouttière.

Eléments importants de la construction, les ouvertures prennent en Flandre une importance toute particulière. Dans ce pays ouvert aux vents marins, aux vents glacés du nord, où l’on cherche à saisir tous les rayons de soleil tout en se prémunissant contre les intempéries, l’estaminet est doté d’ouvertures parfaitement adaptées aux caprices du ciel : toutes les fenêtres et les portes sont à imposte.

 

L’intérieur de la maison

La cheminée est toujours l’âme de la maison. Celle de l’estaminet permettra de griller les mets préparés selon les recettes du terroir. De l’autre côté de la grande salle, un  poêle flamand à pot rond avance largement dans la pièce pour mieux la chauffer. La bouilloire, réserve d’eau chaude y trône comme  la cafetière où le café est toujours prêt à être servi à l’hôte de passage. D’autres objets entourent les  cheminées : le vierpot ou pot à feu, conserve les braises qui servent à allumer les pipes, le crachoir émaillé contenant du sable, le gaufrier accroché au mur…

 

« …Une grande cuisine, une pièce où toute la maisonnée devait vivre habituellement. Contre le mur du fond, il y avait une large cheminée telle qu’on en voit encore quelquefois dans les vieilles fermes des Flandres. Très haute, elle montait en se rétrécissant jusqu’au plafond. A mi-hauteur, un manteau la coupait transversalement… » La maison dans la dune. MaxenceVandermeersch.

 

Et pour finir, retournons à l’extérieur  où la présence du puits en maçonnerie de brique, caractéristique de la Flandre maritime , nous rappelle que l’eau tient une place prépondérante dans la vie des gens du Nord, qu’elle soit douce ou salée.

 

Bibliographie

« la maison rurale en Flandre » Monique Teneur Vandaele

« Patrimoine rural et métiers traditionnels du Nord de la Flandre » Monique Teneur Vandaele

Caractéristiques des constructions en Flandre – 1ère partie

Mercredi 15 juillet 2009

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L’estaminet «Au joyeux retour des pêcheurs» est construit selon la tradition flamande :

De briques de Flandre maritime jaunâtres, moulées main, l’appareillage est en losange flamand (boutisses et panneresses alternées). Les rampants des pignons sont montés en épis, dents de scie où les briques sont placées perpendiculairement à la pente du toit.

Les pignons s’agrémentent de signes anciens : les runes, lettres de l’alphabet des Vikings, chaque signe ayant par ailleurs un caractère magique. Il s’agit toujours d’invocations en faveur des principes fondamentaux de la vie, la fécondité (des hommes, du bétail, de la terre), la prospérité de la famille et la collectivité, des récoltes, du bétail.
Sur le pignon Sud-Est, les briques colorées forment deux losanges (l’ing), composés d’un V symbole de féminité associée à la terre et un V renversé symbole masculin associé au ciel. Ils sont reliés par la croix de Saint André, signe encore aujourd’hui de la multiplication.

Sur le pignon Nord tourné vers la mer, les briques composent un cœur, symbole de l’amour et aussi de la fécondité.

A côté, une niche protège une vierge à l’enfant, perpétuant la tradition de mettre nos foyers sous sa protection.

Les pêcheurs d’Islande avaient une grande dévotion pour la Vierge: au moment d’embarquer sur les goélettes pour la campagne de pêche, ils allaient faire une dernière prière à la Madone, dans la chapelle Notre Dame des Dunes de Dunkerque. «Puis, aussitôt, le navire sorti des jetées, les familles éplorées accouraient de nouveau au pied de la Bonne Mère et la suppliaient de protéger les êtres chéris qui déjà affrontent la haute mer. Les cierges allumés par ces pieux visiteurs formaient un immense brasier». La Chapelle Notre Dame des Dunes garde en son sein toutes les émotions des habitants de notre région avec ses nombreux ex-votos exposés.

La Vierge de l’estaminet «Au joyeux retour des pêcheurs» protège le retour de tous les pêcheurs.

Bibliographie
«Maisons et gens de Flandre» Luc-Emile Bouche-Florin et Bruno Girault

«Grande pêche, Goélettes flamandes à Islande» Jean Pierre Mélis

L’histoire de Zuydcoote après guerre – Juin 2009

Lundi 15 juin 2009

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« AU JOYEUX RETOUR DES PECHEURS »

L’estaminet de Zuydcoote

L’histoire du village continue tragiquement pendant les années 40-45 ;

1940 : Sa plage sert de lieu de rembarquement des troupes alliées vers l’Angleterre……. La population souffre et fuit l’enfer de la guerre.

1945 : il faut attendre jusqu’au 7 mai ; pour que les bombardements cessent.
Le village est détruit à 95 % : restent le sanatorium, la gare et quelques maisons de pêcheurs.
Aussitôt, les habitants reviennent et reconstruisent le village de leur enfance.

1949: Robert MERLE immortalise notre village dans «WEEK-END A ZUYDCOOTE». Le film raconte l’histoire d’un groupe de soldats français cherchant à gagner l’Angleterre pendant l’opération Dynamo.
«… On a une bonne petite vie à la roulotte! A la roulotte du Sana de Zuydcoote, avec ces bons vieux copains. Et on est bien couché, et on bouffe pas mal, et on fait de petites astuces, et on est de bons copains, et tu es une mère pour nous et voilà…».

Le film est tourné en 1964 par Henri VERNEUIL. Chacun a envie d’être figurant…….Belmondo passe dans son Aston-Martin. Le village est en effervescence.

Puis retrouve son calme et son air de tranquillité qui en fait un slogan pour les vacanciers: «Zuydcoote, la plage rêvée pour un repos complet».

Aujourd’hui, Zuydcoote reste au cœur de la nature entre des dunes protégées où la faune et la flore ont depuis longtemps repris possession de cette zone le long de la plage pour le plus grand bonheur des promeneurs et des plagistes.

L’histoire de Zuydcoote avant guerre – Mai 2009

Vendredi 15 mai 2009

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« AU JOYEUX RETOUR DES PECHEURS »

L’estaminet de Zuydcoote

Pour mieux connaître ce village et ses habitants, citons Raymond de Bertrand « Notice historique sur Zuydcoote »(1853) :

« Si, pour moi, Zuydcoote, a tant d’attrait, c’est que j’y ai passé les plus belles années de mon enfance, dont le souvenir m’est resté si doux à la mémoire; c’est qu’aussi mon emploi m’a ramené fréquemment au milieu de ces dunes arides et monotones où je n’ai trouvé que de bons et honnête habitants. »

L’origine de Zuydcoote est très ancienne. En l’an 33 avant Jésus-Christ, lorsque César fit la conquête des Gaules, les bords de la mer étaient habités çà et là par de pauvres matelots. Cette population s’accrut peu à peu et devient un hameau dont la principale industrie consistait dans l’exploitation de salines établies sur son territoire.

Une voie romaine, « Via vicinalia » reliait cet endroit au mont Cassel où rayonnait plusieurs autres routes.

Cette agglomération ne tarda pas à se développer au cours des siècles mais subit plusieurs tempêtes (820, 1200) qui obligèrent, à chaque fois, les Zuydcootois à relever courageusement les ruines du village. Elle obtient au 14ème siècle le nom de « ville et seigneurie », ce qu’elle désirait depuis longtemps.

A cette époque, Zuydcoote était une belle cité; elle comprenait trente deux rues et avait un hôpital pour les vieillards, les malades et les enfants. L’industrie et l’agriculture y étaient très florissantes.

En 1635, fut creusé le canal de Dunkerque à Furnes qu’on élargit trente ans plus tard.

Dans la nuit du 31 décembre 1776 au 1er janvier 1777, une terrible tempête éclate sur la côte. Le vent est d’une telle impétuosité qu’il soulève le sable des dunes. La plus grande partie de Zuydcoote fut enseveli, dont l’église qui dut être reconstruite. Le village se releva doucement pour devenir un paisible village de pêcheurs, d’agriculteurs.

Placé à l’extrême frontière du territoire de la République, il devait subir la conséquence de sa situation lors des différentes guerres: 1793, 1914-1918, 1940-1945…

Terminons cette première description par Raymond de BERTRAND rappellant l’apport des pêcheurs zuydcootois aux campagnes d’ Islande.

« Dans l’étendue de ce vaste horizon qui se déploie autour de vous, rien n’est pourtant plus pittoresque que le mouvement qui s’opère à la marée et les manoeuvres qu’exécutent les navires à la sortie du port de Dunkerque, alors surtout qu’ils se dirigent vers la mer du Nord. Rien de plus majestueux que le passage des cents voiles que les villes de Boulogne, Calais, Gravelines et Dunkerque envoient chaque année aux côtes glacées d’Islande. Ce spectacle imposant vous offre, durant plusieurs heures, le panorama le plus varié : vous semblez voir tantôt deux navires sur le point de s’attaquer, tantôt plusieurs marcher de conserve et s’attacher à la poursuite de ceux qui les précèdent. Et, lorsque la pointe des mâts a disparu, vous regagnez la ville, l’esprit vivement impressionné du tableau que vous venez d’admirer. »»

La construction de l’estaminet des pêcheurs d’Islande de Zuydcoote – Avril 2009

Mercredi 15 avril 2009

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AU JOYEUX RETOUR DES PECHEURS

L’estaminet « Au joyeux retour des pêcheurs » ouvrira ses portes fin 2009. Il viendra combler un manque dans un secteur rural et maritime, qui attire de nombreux randonneurs et citadins à la recherche du calme de la campagne et des joies de la plage.

Amoureux du patrimoine flamand (architectural et festif) et descendants d’une longue lignée de marins originaires de Zuydcoote, les promoteurs projettent depuis longtemps d’ouvrir un estaminet. En 2007, le pas fut franchi et la décision prise. Le village ayant été complètement détruit lors de la dernière guerre, il s’agit de reconstruire un estaminet authentique, avec les matériaux d’origine (vieilles briques moulées à la main, pannes flamandes, vieilles poutres, vieux planchers et carrelages en tomettes, cheminée flamande, etc…).
Le terrain est situé au centre du village.
Décoré sur le thème de la Flandre maritime (pêche en Islande et patrimoine flamand de la campagne), l’estaminet pourra accueillir une cinquantaine de personnes. Il souhaite, par la qualité et la simplicité de sa cuisine, attirer une clientèle qui manifeste un renouveau d’intérêt pour les produits naturels, pour une cuisine vraie, saine, de proximité et pour la convivialité des repas pris en commun, bref, pour un repas « plaisir » servi dans un cadre original, agréable et convivial.

L’organisation de soirées régulières (chants en flamand, chants de marins, accordéons, etc…) viendra compléter cet aspect convivial et chaleureux apprécié par les gens du Nord.

Voici les différentes définitions de l’estaminet trouvées dans la littérature :

« L’estaminet pourrait tirer son nom de stamen, désignant le fil d’ourdissure du tissu…Le stamenij était donc,… le lieu où l’on trouvait la main d’œuvre au service du fil, dans nos régions vouées à l’industrie textile… » d’après Jacques Messiant.

A l’origine, salle soutenue par des estamets : venant du wallon estaminé, ou estaminea, venant probablement de stamon (poteau), servant à désigner une salle munie de poteaux de soutènement, caractéristique des salles de cafés, de bars de Wallonnie.

D’après Bescherelle : estaminet vient du flamand stamenay, dérivé de stamm, souche, famille, et qu’on a nommé stamme des assemblées de famille où l’on buvait et fumait.

Définition de l’estaminet dans l’indicateur des Flandres (février 1835)
« Je ne parlerai ici ni de la bière qui coule à grands flots, ni des colonnes de fumée qui tourbillonnent autour des buveurs, ni de la chanson soit française soit flamande qui d’un côté se module sur le ton grivois, d’un autre sur le ton héroïque, ce sont là les accompagnements ordinaires de toutes nos réunions bachiques villageoises. »

La vie familiale au temps des pêcheurs d’Islande – Mars 2009

Dimanche 15 mars 2009

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AU JOYEUX RETOUR DES PECHEURS
“De gelukkige thuiskomst des vissers»

Het HUIS : C’est la maison ; Het TEHUIS c’est le foyer, le “chez soi».
THUIS signifie à la maison, au logis.
Le verbe te Komen signifie: venir, arriver. De Komst c’est l’arrivée, la venue.
De THUISKOMST signifie le retour chez soi, au foyer.
Dans l’enseigne de cet estaminet, le terme THUISKOMST montre bien l’importance que les pêcheurs en Islande accordaient à leur foyer, à leur épouse, à leurs enfants, en un mot à la famille.

A L’HEUREUX RETOUR CHEZ EUX DES PECHEURS

Et non pas simplement le retour au port, au pays, au village, qui aurait été exprimé par le terme TERUGKOMST ou TERUGKEER.

La personne centrale de ce foyer était l’épouse «DE ECHTGENOTE» (la compagne légitime). Pas de vie familiale sans les liens sacrés du mariage, qui garantissaient la solidité du foyer. La personne la plus influente du village, Monsieur le Curé, (Meneer Pastor) y veillait. Les Islandais qui partaient en mer, chaque année, pour une durée de 6 mois, ou plus, ne pouvaient se permettre de quitter maison et famille sans être assurés de retrouver au retour (THUISKOMST) l’épouse et les enfants, et même certaines fois un nouveau né.

En l’absence du mari et des garçons qui embarquaient très jeunes: mousses (Kajuitjongen de 12 à 16 ans, Matelots (Matroos) à partir de 17 ans, l’épouse devait assurer les besoins de la vie quotidienne de la maisonnée. Le reliquat de l’avance perçue par les pêcheurs était vite dépensé, et l’épouse et les filles, en âge de la faire, devaient travailler dur pour trouver ces ressources supplémentaires:

  1. Travaux de jardinage dans le jardin entourant la maison.
  2. Pêche à la ligne ou au filet le long de la côte.
  3. Recherche de vers sur la plage.
  4. Pêche à la crevette (Garnaal), qui se pratiquait à marée base, dans l’eau jusque la taille, en poussant un filet (garnalennet). Les crevettes récoltées étaient placées dans un panier porté sur le dos. Les crevettes cuites étaient vendues sur les marchés ou dans les rues des villes et villages des alentours, jusqu’à Hondschoote et Bergues.
  5. Le travail dans les champs des fermes des villages environnants, lors de semailles, désherbage, moissons. Ce travail était effectué en groupes. C’était la bande (DE BENDE)

Pendant ce temps la grand mère, en général veuve d’un marin pêcheur, s’occupait des enfants, qu’elle élevait dans le respect de la morale et des traditions. La langue maternelle (moedertale) était le flamand du Westhoek, (DE VLAEMSCH). Depuis le XVIIIème siècle cette langue, en France, était uniquement de tradition orale. Elle a été progressivement abandonnée depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. Les enfants apprenaient le français à l’école du village.

René MARSY