
Les gens du Nord, comme leurs cousins belges, ont le génie de la fête, parce qu’ils ont le génie du groupe, du cortège, de la rue, quelque soit son origine. L’estaminet en est le prolongement , lieu de convivialité où l’on vient depuis toujours en famille : c’est un autre «chez soi».
Regardons ce tableau de Jean BART devant un estaminet de la région dunkerquoise
«En leur jurant de les mener à l’Honneur, il entraîna ces pêcheurs de Dunkerque; ils s’engagèrent sous ses ordres à bord de la Galiote Le Roi David (Guerre de Hollande 1674).
Les pêcheurs et leurs familles, le jeu de quilles, les pintes de bière, les pipes sur le tonneau , les coquilles de moules vides que le chien lèche: moment d’histoire où les pêcheurs pouvaient se reconvertir en corsaires selon les nécessités de guerre et les corsaires en pêcheur en tant de paix. Ce tableau de Virginie Demont-Breton a été brûlé en 1940 dans l’incendie du musée.
L’estaminet «Au joyeux retour des pêcheurs» vous attend en novembre.
Musiciens, chanteurs, magiciens, poètes, danseurs, conteurs, amoureux de la Flandre sont invités à se produire; les peintres à exposer.
Les fêtes traditionnelles du Nord vont rythmer les soirées de l’estaminet; septembre et le retour des goélettes, la Saint Martin et la Sainte Catherine, les autres nombreux saints, sans oublier la Saint Arnoult, le Foyehuys avant le départ en Islande, les trois joyeuses, le Printemps des poètes, le solstice d’été, et dès mi-août la traversée de retour d’Islande …
Les jeux d’hier et d’aujourd’hui de notre région ont trouvé leur place également dans ce lieu plein de vie.
A bientôt en novembre !